
Jean-François
Vonck (Baardegem, 29 novembre 1743 - Lille, 1er décembre 1792) est opposé au
despotisme de l'empereur Joseph II, bien qu'il approuve une partie de ses
réformes. Il fonde début 1789 avec Jean-Baptiste Verlooy et Jacques-Dominique
t'Kint une société secrète résistante appelée Pro Aris et Focis (Pour nos
autels et nos foyers) et recrute une armée patriotique basée en territoire
Liégeois indépendant, qu'il place sous le commandement de Jean-André Vander
Mersch. En octobre de la même année, il rejoint Henri van der Noot à Breda.
Après la victoire sur les autrichiens des dissensions idéologiques apparaissent rapidement entre le courant conservateur de Van der Noot, partisans du rétablissement de l'autorité des États provinciaux, et de Vonck, démocrate. Alors que Vonck est à Gand, Van der Noot, soutenu par le clergé, s'attribue tout le mérite de la révolution et entrant triomphalement à Bruxelles prend le pouvoir.
En mars 1790, à Bruxelles, les vonckistes s'opposent à l'autoritarisme du nouveau pouvoir des États-Belgiques-Unis. Leur mouvement est déclaré séditieux et interdit, certains de ses membres sont arrêtés. Vonck est contraint de se réfugier à Lille où il se rapproche des milieux modérés des révolutionnaires français. Il meurt de maladie le 1er décembre 1792 sans avoir pu rentrer en Belgique.